La mode est au storytelling. Storytelling par-ci, storytelling par-là.

On voudrait vous faire croire que l’on peut raconter des histoires ailleurs que dans les films, les romans et au pied du lit des enfants. Même dans un cadre professionnel. Et que tout le monde en serait capable et pourrait gagner en efficacité pour atteindre ses objectifs.

C’est vrai, ça peut surprendre.

Et c’est surtout tellement loin de ce que l’on pense être « ce qui se fait ». Et puis chacun a ses (petites) habitudes. Et, surtout, ses croyances : « tu comprends, c’est pas dans la culture de l’entreprise. » « Nan, mais moi dans mon entreprise c’est pas possible. » « C’est pas ce qui est attendu », « Ça ne passera jamais ».

Et pourtant.

Depuis la nuit des temps l’homme raconte des histoires, progresse, avance, évolue grâce à elles. De même que personne ne s’en prive à la machine à café, là où, nous sommes d’accord, se nouent et se dénouent, se lient et se délient, les langues et les liens. Parce que derrière chaque CEO, ingénieur, directeur financier ou général, peu importe qu’il soit plus logos que pathos (ce sera l’objet d’un prochain article mais en deux mots, plus cartésien que sentimental), se cache un homme, une femme. Parfois bien, bien caché.e mais il.elle ne peut pas lutter, il.elle est un être humain. Lui, elle, a une vie, composée d’un passé, d’expériences, de multiples histoires. Il va s’agir alors de les évoquer, de les rappeler à sa mémoire pour susciter l’intérêt.

N’est-ce pas votre objectif premier ?

En fait, vous ne le savez pas encore, mais si, vous êtes connecté. Et il va suffire de peu de choses pour que vous en preniez conscience.

La première, il faut que vous en ayez envie. La seconde (la plus difficile ?), faites vous confiance ! La troisième, respirez. Pour canaliser ce stress basé uniquement sur du fantasme et de la peur : d’être jugé, que « ça ne marche pas ». Jugé vous le serez. Surtout si vous êtes français et que vous opérez sur ce territoire, oui, vous le serez. En une fraction de seconde, vous serez jugé et même catégorisé (ce sera l’objet de mon troisième article).

Mais pourquoi diable* seriez-vous jugé NÉGATIVEMENT ? Pourquoi ? Il y aura toujours des ronchons, des mécontents et pire, ceux qui n’écouteront rien et se permettront de juger ce qu’ils n’ont pas écouté. Toujours. Mais en grande majorité, l’auditoire vous jugera APRÈS, votre prise de parole. Et si votre histoire a fait mouche*…

Certes, il y a quelques astuces à connaître. Mais elles sont accessibles à tous et sans prérequis.

On essaie ? Je parie que vous allez y prendre goût.

Vraiment.

Parce que vous allez susciter l’intérêt et le voir briller dans les yeux de votre auditoire. Parce que vous allez transmettre de l’émotion. Et que l’homme ne retient pas ce qu’il entend, mais ce qu’il ressent.

Parce que même en réunion, en séminaire, en table ronde, en conférence « très sérieuse », vos histoires vont vous permettre de retenir l’attention, de vous démarquer, de faire passer votre message et (très accessoirement), d’atteindre vos objectifs et mesurer votre efficacité. Rassurez-vous, nous parlons bien de raconter des histoires, pas nécessairement la vôtre.

Votre auditoire va vous (re)découvrir grâce à vos prises de parole et se réjouir, consciemment ou non, de vos futures interventions. Alors oui, croyez-moi, vous allez y prendre goût.

Vous avez envie d’essayer ?

* Oui, j’ai beaucoup d’affection pour les expressions désuètes.

** 06 75 53 74 83

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